Élargir le champ de vision [s], retrouver les militants, les guerriers, l’âpreté, le mot, le fouet, l’information, la vraie, loin des posters et « Photoshop », le sang retouché, le sang pour amuser.
La guerre, les prisons, la torture, la faim, la misère, les prisonniers d’opinion, l’aventure, le quotidien, l’orchidée sur ton balcon, méritent autre chose que la naïveté d’un verre de grenadine offert à la communauté, au nom du sang sodomisé.
Oui à des pigments plus radicaux, à l’organe érectile, à un Twitter
« Saignant Soutine », « toujours sur la ligne blanche », loin des retouches
et du « follow » bien lisse.
RT @larrysa: QUESTIONS DU JOUR (suite à une série de photos) : Qu’est-ce qui fait une oeuvre ? Qu’est-ce qui s’expose ?
Qu’est-ce qui fait tache ?
@larrysa Bonsoir, les réponses à votre question sont sans doute dans les mots de Constant Puyo : « Ne donneriez-vous pas les neuf dixièmes des Dianes, des Danaés et autres Vénus dont les beautés affadies peuplent nos musées pour un vulgaire quartier de veau, si le pinceau magique d’un Rembrandt y fait chanter la gloire des vermillons, des laques et des chrômes ? »
@larrysa je sais bien, certains ne veulent pas entendre parler du
« Pictorialisme »…
@larrysa mais comment nier l’avidité qu’il y a chez de nombreux photographes d’évoluer dans le ventre de la peinture ?
@larrysa selon moi, l’œuvre doit se vivre et offenser l’exposition, les taches… les taches sont les coups de pied au cul que file l’œil au tabulateur, mais nous parlerons de révolte une autre fois sans doute.
@pascaluccelli Merci pour cette citation de Constant Puyo, pictorialiste notoire je lis, mais découvert grâce à toi. http://bit.ly/cwfeoY
@pascaluccelli Le pictorialisme ne me fait pas peur et le ventre de la peinture m’intrigue autant que la forêt tropicale du Sud de l’Inde.
@pascaluccelli A la liste des questions qui me tracassent, je devrais en effet ajouter « Qu’est-ce qui fait image ? » J’allais dire tableau.
@pascaluccelli Je trouve aussi quelques pistes dans « INTIMATE EXTORTED, INTIMATE EXPOSED » trad. de Gérard Wajcman :
@larrysa « Intime exposé, intime extorqué » – G.Wajcman est passionnant, tu parlais de tableau, Alberti aussi, tu sais bien : « Le tableau est pour moi comme une fenêtre », je vais relire « Fenêtre Chroniques du regard et de l’intime », les correspondances sont nombreuses : http://bit.ly/9ruIH5 – http://bit.ly/9uUo5j
@pascaluccelli You have an iPhone ? I see you’re posting tweets in quick series, in cascades. Do you know Birdhouse? Cool iPhone little app.
@larrysa « Birdhouse » is a powerful app, you’re right, but now, I’m not with my « iPhone» , I’m on a 32″ monitor and I work with « TweetDeck », 32″ … enough to see clearly and go quickly [#withoutsedatives]
@pascaluccelli A 32″ monitor ? WOW, guess there’s enough room for you to do a bit of jogging around the screen.
@larrysa Jogging and more but the ink never have enough …
@larrysa le 32″ s’étouffe très vite… la condition physique est essentielle pour se rendre à une exposition, regarder le tableau, ouvrir la fenêtre et plonger… les plaies sont nombreuses. [#withoutsedatives]
@pascaluccelli « la condition physique est essentielle pour se rendre à une exposition » — Oui, ça m’épuise émotionnellement : parcimonie.
@pascaluccelli INK – Yes, I have an A2 printer, which is the size of a (small) concert grand piano. I use it parcimoniously
@larrysa « parcimonie » > « Le rasoir d’Occam » peut-on l’appliquer, en faire « le principe de raisonnement »dans l’appréhension d’une œuvre ?
@larrysa regarder le tableau, ouvrir la fenêtre et plonger… rejoindre W. Chatton, l’anti-rasoir, la révolte…?
@larrysa la révolte > superficie supérieure à 32″ dans tous les cas
@larrysa peut-on poursuivre la révolte « des vermillons, des laques et des chrômes » ? Oui, en ouvrant la fenêtre.
@larrysa je vais manger un bout et mon « quartier de veau » est dans le tableau.
@pascaluccelli « je vais manger un bout et mon « quartier de veau » est dans le tableau. » — ¡Buen apetito!
@larrysa le broutard était bon et le tableau saignant. [#withoutsedatives]
@pascaluccelli Saignant Soutine ? Suis en tout cas d’accord pour la révolte « des vermillons, des laques et des chrômes ». On signe où ?
@larrysa Soutine, Kikoine, Krémègne… « La Ruche » [#withoutsedatives]… la révolte, il faut avoir les yeux plus gros que le ventre pour ouvrir la fenêtre et plonger, Soutine le savait… les vermillons,les laques, les chrômes : le sang remplaçait la flotte, le gaz et l’électricité à « La Ruche »…
Ouvrons la fenêtre. La peinture est autre chose qu’un eschare énonciatif, qu’un litron de « dettes criardes ».
Le sang n’est pas un crétin.
Finition ? Faut-il épinceter le broutard ? Rendre le tableau servile ?
Combien de peintres, de photographes mettent un peu de Soutine dans leur vin aujourd’hui ?
Ouvrons la fenêtre, fouillons, essoufflons la piste, signons la révolte,
laissons Soutine : l’épinier remplacer le broutard.
Pascal Uccelli, 23/02/2010 – 22H23 – [Time in Spain].
PS : la révolte est là : – http://bit.ly/bUmo07 – [je vais la mettre à jour dans la nuit. ] – [#Twitter #Photos #Photographs #Painting #Peinture #France] – [http://bit.ly/bUAttJ]
The translator is accredited by the SFT, Société Française des Traducteurs. The translator’s expertise is from French to English. Fabienne Gondrand, Translator.
toi aussi tu n’as pas de cœur entre les cuisses
et tu aimes cette fatigue poisseuse après une nuit noyée dans l’alcool et le son trop fort dans une cave insonorisée,
tu aimes cette fatigue et tu aimes les pensées fatiguées, poisseuses, me concernant
tu me proposeras de déchirer
encore le collant sur le mollet
ouïr midi sans minutie
putain de bordel de merde
il voudra savoir,
pour la taille
pour l’icône
le jeu équilibré des quatre humeurs du corps :
1) les bleus
2) la trace de dents
3) la tache humide
4) l’odeur sur le serveur
l’uccelli sur le gluau
ce grès flammé,
outré par les nymphos
il te demandera de renvoyer tous les nouveaux courriers
à leur expéditeur
cette trotte trophique
où le poète
comme un cerf vient trisser ses troches
treuillé dans les enfeus
d’un vagin prédigéré
il voudra savoir cahin-caha
pour ces cahots
leur caïdat
ce cagnard
où vient s’ébrouer flapi, mi-clos
le flair du Meursault
les bars
ces clabauds, ces clandés
où je clisse mes comédons,
séditieux sédiment,
doit-on marger le boit-sans-soif à imprimer ?
Doit-on rendre le sang sempervirent ?
Les bars
ces clabauds, ces clandés
où l’alcool et le cul « arrivent en grand arroi »,
où ma queue péclote
sur des sommiers ribauds,
où suicidé,
je vois déjà caillant,
la chassie s’arracher mon mousquet pour l’imprimer.
Les bars
ces clabauds, ces clandés,
la mort à mèche ou à rouet ?
Par le père de la poésie Body Bags, 7 janvier 2010 à 21:04
Tehran – Iran – 27 december 2009.
I think of the protesters killed in action on December 27th 2009,
I think of their murderers; of all the countries which condemn the murders perpetrated against Iranian people.
I think of France, the few gathered in front of the Iranian embassy in Paris on December 28th 2009, needing to say that Sarkozy’s France is more worried about its national identity than about a country where all crimes are justified in the name of god.
The France of the « internet asshole » does not hesitate to assign Muslims to racketeering in order to win regional elections in a country afflicted by political rickets since May 2007, regional elections in a country where the police, spine-crushers, authorise beatings in the name of furious black hearted killers, regional elections in a country where prisons destroy their inmates’ morale, where suicide is rampant, regional elections on dirty Swiss time, demolishing minarets in its madness, on dirty China time, where the death penalty breaks necks with vigour, regional elections of a country in Barrès time, where national identity arguments and grisly treatment is reserved for Afghan refugees, like lambs for the slaughter, a country where the rot is not only sweltering, but also prophesying, Swiss, Chinese, propitiatory, opinionated, declarable, attested, smashed, a sprawling, senseless club devoted to hounding immigrants.
I am thinking of these dead partisans missing in action on December 27th 2009,
I think of their murderers, of this country where all crimes are justified in the name of god.
Which god is this pushing for rape and humiliations?
Which god is this, enslaving women and preventing them from dancing, singing, smiling, loving, their juices flowing?
Which god is this, turning sodomy in prison into the hymn of the impotent?
Which god is this, with a hard on for torture?
Which god is this, turning Tehran’s sky to blood?
In Iran and in the rest of the world, we must destroy all these obnoxious temples of veneration, all these traffickers of resurrection, these treasurers, translators of Christ, fusion of terrorist and paedophile, shameful cock, ass-crack ozone in the name of god.
In Iran, ropes will soon be loose, political prisoners can turn on Evin, sully the hallowed ground, far from prisons, atomic hearth, languid aisles or Mihrâbs, thrust, flank of lies, cunningly ending where the shoe is sentenced to death when it was fit to live on the feet of men and women, shucking the gallows, cheating the sentry, grasping for the whore and the cross-dresser, the disciple’s decaffeinated body.
Par le père de la poésie Body Bags, 5 janvier 2010 à 07:20
Je pense à ces résistants morts au combat le 27 décembre 2009, je pense à leurs assassins, à tous ces pays qui condamnent les meurtres commis contre le peuple Iranien, je pense à la France, peu de gens, réunis devant l’ambassade Iranienne à Paris le 28 décembre 2009, il faut dire que la France de Sarkozy se préoccupe beaucoup plus de son identité nationale que du sort d’un pays où tous les crimes se justifient au nom de dieu.
La France du « trou du cul du web » qui n’hésite pas à livrer les musulmans au racket pour gagner les régionales d’un pays confié au rachitisme politique depuis le mois de mai 2007, les régionales d’un pays où la police, racer des rachialgies, s’autorise toutes les raclées au nom d’un intérieur aux fusains furieux et fusilleurs, les régionales d’un pays où les prisons dévoltent leurs détenus, où le suicide trimarde, les régionales d’un pays à l’heure de la sale Suisse qui ébrique ses minarets dans sa détraque, à l’heure de la sale Chine où la peine de mort verveuse subvertit les nuques, les régionales d’un pays à l’heure de Barrès, où les verses de l’identité nationale et le traitement macabre réservés aux réfugiés Afghans sont les verrats les plus sucrins, un pays où la pourriture n’est plus seulement sudatoire, mais prophétesse suisse, chinoise, propitiatoire, prononcée, prononçable, attestée, smashée comme un vautrait irraisonné destiné à la chasse aux immigrés.
Je pense à ces résistants morts au combat le 27 décembre 2009, je pense à leurs assassins, à ce pays où tous les crimes se justifient au nom de dieu.
Quel est ce dieu qui pousse au viol et aux humiliations ?
Quel est ce dieu qui asservit la femme et l’empêche de danser, de chanter, de sourire, d’aimer, de jouir ?
Quel est ce dieu qui a fait de la sodomie dans ses prisons la chanson des impuissants ?
Quel est ce dieu qui considère la torture comme une érection ?
Quel est ce dieu qui a fait du sang le ciel de Téhéran ?
Il faut conduire au néant, en Iran, et dans le reste du monde, tous ces temples odieux de la vénération, tous ces trafiquants de la résurrection, ces trésoriers, traducteurs du Christ, trait d’union terroriste et pédophile, la verge peccante sous son pébroc, le peigne-cul ozone au nom de dieu.
En Iran, les cordes y seront bientôt lousses, les résistants sont en état d’épouvanter Evin, la terre sainte est en état d’ivresse, loin des prisons, âtres atomiques, nefs ou mihrabs languides, idée-force, flanchet du mensonge, finition finaude où l’escarpin est condamné à mort alors qu’il est fait pour vivre aux pieds des hommes et des femmes en état d’écosser les échafauds, gruger le guet, fermail de la pute et du travesti, apôtre du corps déthéiné.
Vous recevez ce message pour vous prévenir que votre boîte aux lettres
est pleine. Vous ne pouvez donc plus recevoir de nouveaux courriers :
ils sont renvoyés à leur expéditeur.
Pour pouvoir à nouveau recevoir du courrier, il faut que vous fassiez
du ménage dans votre boîte aux lettres :
- si vous consultez votre messagerie via le protocole POP, vérifiez
que vous n’avez pas coché l’option ‘laisser les messages sur le
serveur’. Si elle est cochée, alors vous devez soit la décocher, soit
supprimer des messages de votre boite
- si vous consultez votre messagerie via le protocole IMAP ou depuis
l’interface Webmail, les messages restent sur le serveur jusqu’à ce
que :
1) vous les effaciez et que
2) vous vidiez la poubelle
Pour voir la taille occupée par votre boîte aux lettres, allez sur le
webmail : , identifiez-vous, et cliquez sur
l’icône ‘% espace disque’.
Le robot mail d’Online »
mais je ne veux pas descendre les ordures
l’alcool largue
la lardoire
les layons lardés
les ébats de l’éboueur
ce sang sur le prélart,
je veux laisser la mort sur le serveur
l’étron à l’étuvée