IGGY POP – « Les Feuilles Mortes» – « Préliminaires» – 2009
Tweets, retweets,
débonder, tweeter, retweeter la pourriture par le nez, par la bouche.
Tweeter, retweeter la mort de Neda [#Neda #neda #iranelection].
J’ai tweeté Neda moi aussi, avant de la retweeter.
J’ai tweeté par le nez, par la bouche, le sang de l’Iran avant de le partouzer,
et je n’ai « aucune excuse à offrir» , juste une « foi absolue» dans les clubs échangistes.
Selon l’AFP,
la famille de Neda a accepté que son corps soit « utilisé pour des dons d’organes» .
Les dons d’organes sont des retweets.
Retweeter le « martyr de guerre» , retweeter Neda dans le corps de l’Iran pour y débâter les organes de guerre, conscients qu’il est plus dur pour les Basiji de se déplacer sans leurs bâts.
Dans une interview*, Yann Richard répond à la question de la « place du martyr en Iran» en disant qu’il est « […] aux fondements de la légitimité patriotique de la République islamique […]« , mais quelle est la place des tweets et retweets en Iran ?
Je suis tenté de dire à mon tour qu’ils sont aux fondements de la légitimité patriotique de la République islamique, et qu’ils permettent de fouir les surtouts de la télévision d’état, d’avitailler le sang de l’Iran, d’indurer le péricarpe.
Que restera-t-il de Neda sur Twitter dans quelques temps ?
Faut-il continuer à tweeter, retweeter, partouzer la Basij [#basij, #basiji] depuis les toits de Téhéran, les pics du sang de l’Iran pissés par le nez, par la bouche ?
Tweets, retweets,
débonder, tweeter, retweeter, « surf & catch» , mettre à niveau la boîte à partouzes.
Je n’ai pas encore à l’heure qu’il est, débondé, tweeté, retweeté le “Moonwalk” , la mort de #mj, il y a “IAM invité du 12 – 14” à la téloche, “IAM”, je n’écoute plus.
26/06/2009, 14H52 : #mj est “Nº1 des ventes de disques sur internet après sa mort” .
20/06/2009, Kargar avenue, Téhéran : Neda est Nº1 des ventes de sang sur internet après sa mort.
Tweets, retweets,
débonder, tweeter, retweeter, « surf & catch» , mettre à niveau la boîte à partouzes.
Je ne bande pas assez, ma bite ne dépasse pas les 140 caractères, ma bite est un tweet.
Ma bite que tu caresserais dans le vagin d’une autre est un retweet, mais « Que gagne-t-on à échanger ?» , que gagne-t-on à échanger Neda, que gagne-t-on à échanger le sang de l’Iran par le nez, par la bouche, par les doigts ?
Qu’aurais-tu gagné à échanger, à retweeter les tweets du mal à bars dans le vagin d’une autre ?
Que gagne-t-on à verdir son avatar en un clic ?
Combien d’entre nous vont débonder, tweeter, retweeter les accords de Copenhague en décembre prochain ?
Combien d’entre nous ont déjà débondé, tweeté, retweeté les combats de Vandana Shiva* ou Lívia Járóka* ?
Combien d’entre nous ont déjà débondé, tweeté, retweeté l’Écoféminisme, les « Maïs BT» , le « Bacillus thuringiensis» ?
Combien d’entre nous ont déjà débondé, tweeté, retweeté par le nez, par la bouche les Rayber Voices, le Hall Of Fame “Motor Town”, “Mo’Town”, “Motown” ?
“3-D Record Mart”, auriez-vous donné ce nom à votre magasin en 1953 ?
Auriez-vous fait mieux que Berry Gordy ?
Avez-vous tweeté, retweeté Gordy aujourd’hui ?
Aurais-je dû débonder, tweeter la nuit où mon fils a pissé dans mon lit et vomi sur mon épaule ?
Aurais-je dû débonder, tweeter le montant de mes chèques sans provision ?
Qui aurait retweeté mon interdiction bancaire ?
Que gagne-t-on à échanger les droits de l’homme contre le sport ?
La certitude que le « coq sportif» va enfin bander ?
Á l’époque, le saligaud trouvait que l’on voyait trop les putes.
Aujourd’hui, il trouve avec une poignée de mélophages, que l’on ne voit pas assez le corps des femmes qui ont décidé de ne pas laisser glatir leur cul à tout venant.
Mais non, vous n’avez rien à foutre « Des débris et des sièges d’avion repérés dans l’Atlantique» .
Vous n’avez rien à foutre, avouez-le, du « vol Rio-Paris» . Rien à foutre du président de l’association des familles du DC10 d’UTA. Rien à foutre des familles protégées par un cordon très important de forces de l’ordre et des gens d’Air France.
Vous n’avez rien à foutre de l’Europe de Bruxelles, du « camenbert au lait cru (non pasteurisé, donc contraire au fameux principe de précaution)» *, rien à foutre du nombre de morts sur les routes, des 36 millions de voitures qui roulent en France et qui ne sont responsables que de 0,3% des rejets de CO2 sur la planète*.
Avouez-le, votre « DiorSkin Airflash» , associant « silicones volatiles et pigments micronisés dans un fluide aérien» ou votre « Diorshow Black Out» , dernier né des mascaras Dior « inspiré des défilés» , sont plus importants que les débris et les sièges d’avion repérés dans l’Atlantique.
Avouez-le, la foudre, vous la voulez dans vos yeux. La foudre, vous la voulez sur votre serviette de bain « Airness» .
La foudre est sous votre maillot « fruits marine» , et vous la laisseriez volontiers sidérer l’Atlantique, si la tripaille accrescente, la dure-mère réclinée et la faux du cerveau réséquée du vol AF447 venaient tout à trac, surmener votre sac de plage.
L’été, la basij le fout en l’air, la sève brute montent des racines vers les feuilles, échauffe la bile d’un Téhéran sans calmants, où les tweets, hashtags et l’ « #iranelection cyberwar guide for beginners » émondent le derme de la prison d’Evin, fartent les prêches sialagogues, haussent à l’envi l’Iran dans les rets de ton maillot “fruits marine” au nom de Neda [#Neda] et Omidreza Mirsayafi, contre Khamenei, Ahmadinejad, le Vevak, la “section 209”, où le fil de faire barbelé conduit au taillant ascendant.
Par le père de la poésie Body Bags, 15 juin 2009 à 03:20
« …suintant en ruisselets ingénieux dans la verdure d’alentour, un boeuf entier sectionné en deux, pendu à l’arbre, et sur lequel s’escrimaient encore en jurant les quatre bouchers du régiment pour lui tirer des morceaux d’abattis.» *
« Et puis du sang encore et partout, à travers l’herbe, en flaques molles et confluentes qui cherchaient la bonne pente. On tuait le dernier cochon quelques pas plus loin. Déjà quatre hommes et un boucher se disputaient certaines tripes à venir.» *
Si nous remplaçons, « des kilos et des kilos de tripes étalées, de gras en flocons jaunes et pâles, des moutons éventrés avec leurs organes en pagaïe, suintant en ruisselets ingénieux…» , par « deux petites filles de deux ans, nues…» ** jouant « dans un petit bassin gonflable rempli d’eau…» **, devons-nous laisser « près d’elles…» **, un boeuf entier sectionné en deux, pendu à l’arbre…?
Ou remplacer le boeuf par « une adolescente» **, « baby sitter» ** des deux petites filles ?
Céline n’est pas contre la suppression des kilos et des kilos de tripes étalées mais il tient à conserver le boeuf entier sectionné en deux, pendu à l’arbre, parce que sans le boeuf, il n’y a plus les bouchers ni les morceaux d’abattis et les mouches et « ce grand ramassis de miteux… chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la fain, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde.» *, si Céline connaissait Noé, je reste persuadé, qu’il saurait que Gaspar aurait volontiers mêlé les deux petites filles aux kilos de tripes étalées, au gras en flocons jaunes et pâles, aux moutons éventrés avec leurs organes en pagaïe, « parce que le temps révèle tout, le pire et le meilleur» **, « parce que l’homme est un animal» **, parce qu’« un peu plus tôt », « Resté seul avec Alex, le Ténia la menace d’un cutter et finit par la violer sauvagement. Profitant d’un moment où il se relâche, Alex tente de s’enfuir. Mais le Ténia la rattrape et s’acharne sur elle à coups de pieds et de poings.» **
Céline et Noé ne laisse aucune chance au boeuf de s’enfuir.
Mais selon vous, le boeuf entier doit être sectionné en deux, avant, pendant ou après le viol ?
Le boeuf est aussi pendu à l’arbre, Céline a pendu la poêle au fil de faire barbelé, le fil de faire barbelé où s’escriment encore en jurant les bouchers du régiment : Gaspar Noé, Larry Clark, Lars Von Trier, Fukasaku, Miike, Brillante Mendoza, Jan Kounen, le « Leone’s style» ***.
Et « Soudain le vide» , « à coups de pieds et de poings» **.
Parce que bien entendu, « les prémonitions ne changent pas le cours des choses» ** et rien ne peut empêcher le boeuf d’être sectionné, ni Céline ou Noé de laisser aller l’égrisée du ténia et pendre Alex au fil de faire barbelé où s’escriment encore en jurant, le vide pour lui tirer des morceaux d’abattis.
Céline tient à conserver le boeuf, et si nous confions la suite de ce Body Bag à la glande pinéale comme l’a fait Noé en laissant penser à Alex qu’elle pouvait s’enfuir, nous allons soulager le diméthyltryptamine**** de l’épar et soudain tomber dans le vide et croiser Alex, Oscar, Linda, le boucher, Céline, l’Antichrist, Peping, croiser « la sale âme héroïque et fainéante des hommes» *, croiser « …cette fuite en masse, vers le meurtre en commun…» *, le massacre.
Brillante Mendoza, Noé , Clark, Von Trier, Leone, Céline, savent que les ascenseurs de l’homme sont travaillés au trépan et transportent l’existence du mal.
Avec « Kinatay» , Mendoza sait bien que le sang n’a jamais eu de mur à hauteur d’appui et le « van des criminels» ***** laisse aller sans calmants le fil de faire barbelé comme l’a fait Noé au « Rectum» « à coups d’extincteur sous les cris excités des « cruisers ».» **, comme le font la « LRA – Lord Resistance Army» et le viol au Congo-Kinshasa, comme le fait la France en calmants depuis ce Bercy Travesti avec les voleurs de vélos, avec les écoles bientôt touées par le hallali d’une force mobile d’agents spécialisés, mais les bauges d’un Elysée sans merci, sont-elles le seul endroit où les cochets de la République doivent à l’erre de la France en calmants émier le ténia, élinguer les lamies ?
Comment se résoudre à admettre aujourd’hui, que le cinoche est aux mains d’ « Allociné » et autres galapiats laissant souvent aller la mégie des péloches dans l’excès ?
Comment se résoudre à admettre aujourd’hui qu’il s’agit avant tout de vider les gabares du grand écran des fongus et conduire les forbans au fondoir ?
Ici voyez-vous, les commentaires sont fermés. Pourquoi ?
Parce que vous navez pas le taillant pour écrire sans calmants.
Lars Von Trier vous a parlé de sa « Crise Inferno» ****** et vous n’avez rien compris.
Lars Von Trier vous a chanté l’Antichrist et vous le cherchez depuis dans votre choucroute, et vous en voulez à Noé, à Céline, à Mendoza, ils ont écrit sans calmants, osé confier le petit bassin gonflable rempli d’eau au taillant et il n’y a plus de petit bassin gonflable rempli d’eau, ils ont osé confier les deux petites filles au boucher et les deux petites filles de deux ans nues sont à présent dans votre choucroute, où Céline a osé remplacer le chou par les cheveux de leur baby sitter sous les cris excités des « cruisers », votre choucroute, ils ont osé s’acharner sur elle à coups de pieds et de poings**, à présent, « Notez la !» , « Ecrivez votre critique !» , « Ajouter au panier» sous le hallali de « Tout le Top séries TV» , des « titres de l’actualité» , des « Sorties ciné de la semaine» , « Notez la !» , « Ecrivez votre critique !» , « Ajouter au panier» sous le hallali d’une force mobile d’agents spécialisés, et n’oubliez pas le « Ciné Quizz» , « Testez vos connaissances Cinéma !» , « Rechercher» .
Rechercher. Le taillant ? Les petites filles, si les morceaux sont trop gros, prenez le taillant, Noé l’a laissé dans votre choucroute, sous les cheveux de la Baby Sitter, comment, vous n’avez pas le courage de mélanger votre critique et les sorties ciné de la semaine aux cheveux de la Baby Sitter ?
Le « Leone’s style» *** n’est pas dans les films de Tarantino.
Brad Pitt et Mélanie Laurent n’ont pas la tête de quelqu’un qui vaut 2000 $*** et Quentin n’a pas encore trouvé son « Noodles» ***.
Croyez-moi, le « Leone’s style» *** est dans votre choucroute.
Osez ! Le magot est quelque part, là, sous les cheveux de la Baby Sitter et les morceaux du petit bassin gonflable où les bouchers du régiment se sont acharnés sur les deux petites filles de deux ans nues, à coups de pieds et de poings**, et ils n’ont « aucune excuse à offrir» ******, juste une « foi absolue» ******.
Osez ! Creusez ! Vous savez bien :
« …le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent…» ***
creusez, creusez, le monde se divise en deux catégories :
ceux qui ont le taillant et ceux qui sont sectionnés en deux et pendus à l’arbre, pendus au fil de faire barbelé.
…ramassis de miteux… chassieux, puceux…» *, le Festival de Cannes est fini. Vous maniez si mal le taillant, vous le voulez fébrifuge. Ce besoin sans doute, de la presse, de la France en calmants de sangler les sanitaires, alors que le fil de faire barbelé se joue de sa valetaille.
« …ramassis de miteux… chassieux, puceux…» *, revoyez Murnau,
revoyez « PHANTOM» ******* : formidable raclée du cinéma muet où le ténia n’enlevait jamais ses grolles avant de violer. J’ai de mon côté cueilli l’Antichrist sans quitter les moissines, je sais les blandices du fil de faire barbelé et vous n’en savez rien. Les momordiques n’ont jamais quitté Charlotte.
« miteux, chassieux, puceux» , j’ai toujours houé la saleté, « seul contre tous» ** :
- Tu te retrouves seul, tu te retrouves tout seul, contre 150.***
- Pourquoi tiens-tu tellement à faire de moi un héros ?
- Mais tu es déjà un héros, ce qu’il te faut c’est un beau final pour que tu puisses passer à la postérité.
- Ce que je ne vois pas encore dans tout ça, c’est, ce que ça peut bien te foutre .
- Un homme, un vrai, doit croire en quelque chose.
« Sayez, le bouton rouge, bientôt le vide, mais en attendant le vide, je ne leur laisserai que des bouts de ma cervelle, enfin j’y suis, c’est fini.» , « Soudain le vide» ,« à coups de pieds et de poings» **, « Nutrisco et exstinguo» : il n’y a que les poètes et les bouchers du régiment qui sont « capables de vivre dans le feu et même de l’éteindre» , François 1er le savait.
« l’écriture sans calmants…» c’est un état de santé qui empire. Les stores sont baissés. Back to Black ? Mon cul, le noir, je ne l’ai jamais quitté. J’ai toujours tenu le poète hors de portée des médecins et hué la frime des plages en été, bafoué les baffles pour avarier le babil, apiqué l’avarie sans limer l’avanie, conduit la turne aux ventis, houé la saleté, « seul contre tous» **, parce qu’un homme, un vrai, doit croire en quelque chose, et si la fin justifie les moyens, l’écriture sans calmants justifie la fringale d’un état de santé barbelé.
Par le père de la poésie Body Bags, 11 juin 2009 à 00:57
« …suintant en ruisselets ingénieux dans la verdure d’alentour, un boeuf entier sectionné en deux, pendu à l’arbre, et sur lequel s’escrimaient encore en jurant les quatre bouchers du régiment pour lui tirer des morceaux d’abattis.» *
« Et puis du sang encore et partout, à travers l’herbe, en flaques molles et confluentes qui cherchaient la bonne pente. On tuait le dernier cochon quelques pas plus loin. Déjà quatre hommes et un boucher se disputaient certaines tripes à venir.» *
Si nous remplaçons, « des kilos et des kilos de tripes étalées, de gras en flocons jaunes et pâles, des moutons éventrés avec leurs organes en pagaïe, suintant en ruisselets ingénieux…» , par « deux petites filles de deux ans, nues…» ** jouant « dans un petit bassin gonflable rempli d’eau…» **, devons-nous laisser « près d’elles…» **, un boeuf entier sectionné en deux, pendu à l’arbre…?
Ou remplacer le boeuf par « une adolescente» **, « baby sitter» ** des deux petites filles ?
Céline n’est pas contre la suppression des kilos et des kilos de tripes étalées mais il tient à conserver le boeuf entier sectionné en deux, pendu à l’arbre, parce que sans le boeuf, il n’y a plus les bouchers ni les morceaux d’abattis et les mouches et « ce grand ramassis de miteux… chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la fain, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde.» *, si Céline connaissait Noé, je reste persuadé, qu’il saurait que Gaspar aurait volontiers mêlé les deux petites filles aux kilos de tripes étalées, au gras en flocons jaunes et pâles, aux moutons éventrés avec leurs organes en pagaïe, « parce que le temps révèle tout, le pire et le meilleur» **, « parce que l’homme est un animal» **, parce qu’« un peu plus tôt », « Resté seul avec Alex, le Ténia la menace d’un cutter et finit par la violer sauvagement. Profitant d’un moment où il se relâche, Alex tente de s’enfuir. Mais le Ténia la rattrape et s’acharne sur elle à coups de pieds et de poings.» **
Céline et Noé ne laisse aucune chance au boeuf de s’enfuir.
Mais selon vous, le boeuf entier doit être sectionné en deux, avant, pendant ou après le viol ?
Le boeuf est aussi pendu à l’arbre, Céline a pendu la poêle au fil de faire barbelé, le fil de faire barbelé où s’escriment encore en jurant les bouchers du régiment : Gaspar Noé, Larry Clark, Lars Von Trier, Fukasaku, Miike, Brillante Mendoza, Jan Kounen, le « Leone’s style» ***.
Et « Soudain le vide» , « à coups de pieds et de poings» **.
Parce que bien entendu, « les prémonitions ne changent pas le cours des choses» ** et rien ne peut empêcher le boeuf d’être sectionné, ni Céline ou Noé de laisser aller l’égrisée du ténia et pendre Alex au fil de faire barbelé où s’escriment encore en jurant, le vide pour lui tirer des morceaux d’abattis.
Céline tient à conserver le boeuf, et si nous confions la suite de ce Body Bag à la glande pinéale comme l’a fait Noé en laissant penser à Alex qu’elle pouvait s’enfuir, nous allons soulager le diméthyltryptamine**** de l’épar et soudain tomber dans le vide et croiser Alex, Oscar, Linda, le boucher, Céline, l’Antichrist, Peping, croiser « la sale âme héroïque et fainéante des hommes» *, croiser « …cette fuite en masse, vers le meurtre en commun…» *, le massacre.
Brillante Mendoza, Noé , Clark, Von Trier, Leone, Céline, savent que les ascenseurs de l’homme sont travaillés au trépan et transportent l’existence du mal.
Avec « Kinatay» , Mendoza sait bien que le sang n’a jamais eu de mur à hauteur d’appui et le « van des criminels» ***** laisse aller sans calmants le fil de faire barbelé comme l’a fait Noé au « Rectum» « à coups d’extincteur sous les cris excités des « cruisers ».» **, comme le font la « LRA – Lord Resistance Army» et le viol au Congo-Kinshasa, comme le fait la France en calmants depuis ce Bercy Travesti avec les voleurs de vélos, avec les écoles bientôt touées par le hallali d’une force mobile d’agents spécialisés, mais les bauges d’un Elysée sans merci, sont-elles le seul endroit où les cochets de la République doivent à l’erre de la France en calmants émier le ténia, élinguer les lamies ?
Comment se résoudre à admettre aujourd’hui, que le cinoche est aux mains d’ « Allociné » et autres galapiats laissant souvent aller la mégie des péloches dans l’excès ?
Comment se résoudre à admettre aujourd’hui qu’il s’agit avant tout de vider les gabares du grand écran des fongus et conduire les forbans au fondoir ?
Ici voyez-vous, les commentaires sont fermés. Pourquoi ?
Parce que vous navez pas le taillant pour écrire sans calmants.
Lars Von Trier vous a parlé de sa « Crise Inferno» ****** et vous n’avez rien compris.
Lars Von Trier vous a chanté l’Antichrist et vous le cherchez depuis dans votre choucroute, et vous en voulez à Noé, à Céline, à Mendoza, ils ont écrit sans calmants, osé confier le petit bassin gonflable rempli d’eau au taillant et il n’y a plus de petit bassin gonflable rempli d’eau, ils ont osé confier les deux petites filles au boucher et les deux petites filles de deux ans nues sont à présent dans votre choucroute, où Céline a osé remplacer le chou par les cheveux de leur baby sitter sous les cris excités des « cruisers », votre choucroute, ils ont osé s’acharner sur elle à coups de pieds et de poings**, à présent, « Notez la !» , « Ecrivez votre critique !» , « Ajouter au panier» sous le hallali de « Tout le Top séries TV» , des « titres de l’actualité» , des « Sorties ciné de la semaine» , « Notez la !» , « Ecrivez votre critique !» , « Ajouter au panier» sous le hallali d’une force mobile d’agents spécialisés, et n’oubliez pas le « Ciné Quizz» , « Testez vos connaissances Cinéma !» , « Rechercher» .
Rechercher. Le taillant ? Les petites filles, si les morceaux sont trop gros, prenez le taillant, Noé l’a laissé dans votre choucroute, sous les cheveux de la Baby Sitter, comment, vous n’avez pas le courage de mélanger votre critique et les sorties ciné de la semaine aux cheveux de la Baby Sitter ?
Le « Leone’s style» *** n’est pas dans les films de Tarantino.
Brad Pitt et Mélanie Laurent n’ont pas la tête de quelqu’un qui vaut 2000 $*** et Quentin n’a pas encore trouvé son « Noodles» ***.
Croyez-moi, le « Leone’s style» *** est dans votre choucroute.
Par le père de la poésie Body Bags, 3 juin 2009 à 00:42
Osez ! Le magot est quelque part, là, sous les cheveux de la Baby Sitter et les morceaux du petit bassin gonflable où les bouchers du régiment se sont acharnés sur les deux petites filles de deux ans nues, à coups de pieds et de poings**, et ils n’ont « aucune excuse à offrir» ******, juste une « foi absolue» ******.
Osez ! Creusez ! Vous savez bien :
« …le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent…» ***
creusez, creusez, le monde se divise en deux catégories :
ceux qui ont le taillant et ceux qui sont sectionnés en deux et pendus à l’arbre, pendus au fil de faire barbelé.
Par le père de la poésie Body Bags, 28 mai 2009 à 22:07
« Fantaisie Militaire» – Alain Bashung – 1998
Cher F,
nier le contenu de « l’écriture sans calmants…» , c’est nier pour mieux s’en accommoder, son « centre de gravité» , ses « figures sans cesse répétées» , parce que la douleur est continue, la douleur est récurrente, ici, dans l’écriture qui nous occupe, il n’y a pas de calmants, absolument rien qui puisse éviter aux douleurs de la veille de se répéter, d’empirer, de tourner autour du suicide d’Antonia, une belle chanteuse andalouse, mon eau de mère, rien qui puisse éviter aux douleurs de la veille de se répéter autour d’un vibro, parce que certains ne trouvent leur centre de gravité qu’avec un vibro dans le cul, d’autres au fond du bar, où le sang démissionnaire se vomit, d’autres dans le jeu, en prison, d’autres avec leur revenu minimum d’insertion, d’autres dans les longues files d’attente des bureaux de poste dont je vous parlais il y a quelques jours, d’autres avec les putes rue « Matemático Marzal» , d’autres en contestant la France en calmants, d’autres autour d’une inconnue, qui m’a adressé par mail des photos de son cul, de sa chatte, de ses doigts dans la chatte, certaine qu’il fallait que je la baise pour la sauver, je ne l’ai jamais baisé, jamais rencontré, jamais sauvé, j’ai préféré la laisser mourir et ne donner aucun sens à ce crime, parce que mes Body Bags tiennent leur force de frappe éloignée des rogne-pied, éloignée du contenu des vagins à sauver. Le contenu, c’est une affaire de romancier.
Le sens, les sens, vous me demandez de justifier « l’effet de choc non négligeable» , vous me demandez de sucrer le style, vous me demandez de penser le commerçant, et je suis tenté de vous répéter les propos du peintre Ben qui n’a pas eu le courage en calmants et s’est engagé à l’époque, à mes côtés, en écrivant :
« Uccelli fait pas de littérature,
il change pas le monde,
il raconte la vie, une vie de détails.
A ceux qui trouveront que Uccelli est naïf et facile,
qu’ils oublient pas
qu’une chaise est une chaise,
une femme est une femme,
les mots des mots.»
cher F, l’écriture sans calmants n’est pas faite pour s’en sortir, et il faut sans doute pour se soigner de « l’effet de choc non négligeable» dont vous parlez, y chercher un sens, poser la question des sens, humaniser le choc, se rassurer, en se disant : toute cette pourriture a un sens !
Mais la torture n’a pas de sens.
Poser la question du sens, c’est laisser entendre, que l’on ne doit pas écrire aujourd’hui sans proposer une alternative [commerciale >>> un contenu marchand, porteur, éloigné par exemple du sang que je porte au poignet] et qui permette aux lecteurs de se rassurer en se disant : je ne suis pas aussi salaud que cet uccelli là, qui nous raconte que les oiseaux ont déserté les campagnes et ne chantent à présent qu’à l’intérieur d’un Body Bag !
Aujourd’hui, la grande majorité de l’édition et des lecteurs n’ont pas les couilles d’accepter ça. Ils ne sont pas prêts, prêts à rejoindre le Body Bag, sans avoir une dose suffisante de contenu qui permette ensuite de commérer le mal et de le justifier.
Rassurez-vous, le fil de faire barbelé est assez comburant, permettez-moi, de vous en citer quelques exemples :
« Qui au pays du réal a encore les moyens d’avoir la bite floricole
alors que les sentes
ne mènent plus los riñones au pays des merveilles ?»
« c’est justement quand il n’y a rien « à dire d’intéressant»
qu’il faut laisser aller le carcel
pousser
l’atrabile à quitter le boucau
alors à la tienne, à la nôtre,
allons chanter « du pavot au pavé» notre mort de merde,
celle que réserve le « swing du gauche à la face, sur une garde trop basse. »»
« Si j’étais Philippe Bilger
j’accepterais ce rendez-vous sous le canapé
je mettrais les pieds dans la poêle pour comprendre le crime comme l’a fait Genet
je mettrais les pieds dans l’homme écorcé, écorné, l’homme en morceaux, l’homme écrêté, égoutté, le monde presse-purée
et
je me rendrais compte alors,
que le toucher rectal ne doit pas s’arrêter aux portes du pénitencier…»
« …les ascenseurs de l’homme sont travaillés au trépan et transportent
l’existence du mal
parce que les ascenseurs de l’homme ne se parlent pas
parce que le sang n’a jamais eu de mur à hauteur d’appui
et la réalité du fil de faire barbelé,
se laisse aller sans calmants dans sa trémie.»
« …il n’y a que dans le pissat de la plaie
que l’écriture sans calmants pourra trouver ses nervis
parce que je suis
entre le suicide et la survie
émincé
dans les saignements importants de la défonce à plein temps
de l’esquif esquintant
et
l’amour esquinté sans racontar, sans raccourci, sans raisonneur et loin du raisonnable
parce que je suis
au coeur des loubards aux semelles de swing
entre le mal à bars
le linge sale dans la loggia
le sang sur le lino de la cuisine
et Antonia,
entre mes gosses et le balcon et l’idée de me jeter par le balcon,
certain que vous n’allez pas me demander de me rendre»
« faudrait-il à ce point laisser cuire le cochon dans les mains de l’écriture sans calmants pour que j’accepte enfin de vivre mon crassier, ma douleur, ma grosseur, ma grossesse ?»
« Les pâtes au chèvre sont sur la table
ma vie de mes deux couilles entre les pâtes
si j’essayais, là, devant les gosses, à coups de couteau,
le sang se mélangerait au chèvre»
« le foutre n’a pas besoin de courtoisie à l’heure de couler
bien souvent
tu l’avales
tu le pisses
tu le chies, mêlé à tes “gourdes de compotes de fruits allégées en sucres“, les “tomates-cerises Quattro Gusto”
et
la « quiche lorraine individuelle »»
« la France des familles de merde
où le noir n’est pas toléré
et
le blanc fortement conseillé,
découvre Tsonga.
6/2 6/3 6/2
Ali est noir
et les balles de tennis sont jaunes»
« il y a peu
le commandement de payer
le commandement de quitter
le riz au lait RMI
servi seul
servi frais…
…il y a peu
le commandement de payer
le commandement de quitter
le commandement de crever
servi seul
servi frais»
« l’immigration choisie, “Ultima ratio regum” ?
Des immigrés
sans passé
sans merde au cul, le dernier argument des rois ?
Que vont graver les flics sur leurs canons : on ne fait pas d’omelette sans casser des beurs ?»
« contre
les flics
au volant des cités réputées difficiles
et
contre
les flics
au volant de la tempe du petit Emmanuel»
« je suis un homme
écorcé, écorné,
je suis l’homme en morceaux,
l’homme écrêté, égoutté, presse-purée
et
tu ne sais rien
du sang
que je porte au poignet»
mais je ne suis pas là pour vous relire « l’écriture sans calmants…» , vous l’avez déjà lu.
Au fond, et vous le reconnaissez, le plus important est que « l’écriture sans calmants…» « se détache immédiatement de la production courante dans ce domaine.» , et qu’elle « ne manque pas de style» .
« l’écriture sans calmants…» , vous la voulez plus grave, l’effet de choc est pourtant selon vous, « non négligeable» .
Le contenu ? Le poète n’est pas là pour renforcer les poulies ! Mais pour les gercer, en espérant que la corde va céder, et « soudain le vide» , la lie, le Body Bag.
Le contenu ? Le racontar ? Je m’en suis posé la question : « faudrait-il à ce point laisser cuire le cochon dans les mains de l’écriture sans calmants pour que j’accepte enfin de vivre mon crassier, ma douleur, ma grosseur, ma grossesse ?»
vous n’avez pas lu ?
Vous vous intéressez « au point d’application de la résultante des actions de la pesanteur sur toutes les parties d’un corps.» , vous devriez savoir alors, que « ces figures et ces formules récurrentes» sont le « résultat de l’action conjuguée de plusieurs facteurs…» : la « lenteur» , la « lourdeur» , la « pesanteur de la marche» des douleurs.
Vous voulez le contenu, l’histoire de « l’existence d’une force verticale, le poids du corps, appliquée au centre de gravité» , vous voulez vivre en quelque sorte, et moi je suis déjà couché, je suis déjà dans la « densité des solutions acides» , dans « l’espace h parcouru pendant le temps t par un corps tombant dans le vide» .
Quand ma mère s’est suicidée, je me suis dit : ça n’a pas de sens.
Parce que je ne veux pas m’occuper de l’histoire, je n’ai rien à foutre de son contenu, mais du corps contenu dans le Body Bag plus ou moins déjà vidé et rendons grâce à la physiologie pour ça, de sa pisse, de sa merde.
Je suis sûr au moins que tout est fini, je ne suis pas contraint d’apporter une contribution même infime, pour tenter de pondérer le corps contenu dans le Body Bag.
Je suis trop fainéant quand il s’agit de sauver le corps de son fil de faire barbelé.
J’ai commencé à m’intéresser à ma mère lorsqu’elle était morte. Parce qu’il n’y avait plus rien à sauver.
« …ramassis de miteux… chassieux, puceux…» *, le Festival de Cannes est fini. Vous maniez si mal le taillant, vous le voulez fébrifuge. Ce besoin sans doute, de la presse, de la France en calmants de sangler les sanitaires, alors que le fil de faire barbelé se joue de sa valetaille.
« …ramassis de miteux… chassieux, puceux…» *, revoyez Murnau,
revoyez « PHANTOM» ******* : formidable raclée du cinéma muet où le ténia n’enlevait jamais ses grolles avant de violer. J’ai de mon côté cueilli l’Antichrist sans quitter les moissines, je sais les blandices du fil de faire barbelé et vous n’en savez rien. Les momordiques n’ont jamais quitté Charlotte.
« miteux, chassieux, puceux» , j’ai toujours houé la saleté, « seul contre tous» ** :
- Tu te retrouves seul, tu te retrouves tout seul, contre 150.***
- Pourquoi tiens-tu tellement à faire de moi un héros ?
- Mais tu es déjà un héros, ce qu’il te faut c’est un beau final pour que tu puisses passer à la postérité.
- Ce que je ne vois pas encore dans tout ça, c’est, ce que ça peut bien te foutre .
- Un homme, un vrai, doit croire en quelque chose.
« Sayez, le bouton rouge, bientôt le vide, mais en attendant le vide, je ne leur laisserai que des bouts de ma cervelle, enfin j’y suis, c’est fini.» , « Soudain le vide» ,« à coups de pieds et de poings» **, « Nutrisco et exstinguo» : il n’y a que les poètes et les bouchers du régiment qui sont « capables de vivre dans le feu et même de l’éteindre» , François 1er le savait.
« l’écriture sans calmants…» c’est un état de santé qui empire. Les stores sont baissés. Back to Black ? Mon cul, le noir, je ne l’ai jamais quitté. J’ai toujours tenu le poète hors de portée des médecins et hué la frime des plages en été, bafoué les baffles pour avarier le babil, apiqué l’avarie sans limer l’avanie, conduit la turne aux ventis, houé la saleté, « seul contre tous» **, parce qu’un homme, un vrai, doit croire en quelque chose, et si la fin justifie les moyens, l’écriture sans calmants justifie la fringale d’un état de santé barbelé.