toi aussi tu n’as pas de cœur entre les cuisses
et tu aimes cette fatigue poisseuse après une nuit noyée dans l’alcool et le son trop fort dans une cave insonorisée,
tu aimes cette fatigue et tu aimes les pensées fatiguées, poisseuses, me concernant
tu me proposeras de déchirer
encore le collant sur le mollet
ouïr midi sans minutie
putain de bordel de merde
il voudra savoir,
pour la taille
pour l’icône
le jeu équilibré des quatre humeurs du corps :
1) les bleus
2) la trace de dents
3) la tache humide
4) l’odeur sur le serveur
l’uccelli sur le gluau
ce grès flammé,
outré par les nymphos
il te demandera de renvoyer tous les nouveaux courriers
à leur expéditeur
cette trotte trophique
où le poète
comme un cerf vient trisser ses troches
treuillé dans les enfeus
d’un vagin prédigéré
il voudra savoir cahin-caha
pour ces cahots
leur caïdat
ce cagnard
où vient s’ébrouer flapi, mi-clos
le flair du Meursault
des cicatrices sans maître-nageur, où le bar toujours supérieur aux prévisions, oblige le bonheur à faire des jardes du poète, sa houssaie…
ces burettes d’humagne au comptoir sont des huttes qu’il convient d’humilier pour éviter le harle, il pourrait parler, et les plaies ne sont pas faites pour les pays tempérés…
un plongeur doit rester au contact, continuer sa plongée sans ployer.
Il messied de louer son massacre sans l’humidité qui éborgne le ciel, je suis le loup-cervier qui lubrifie le loufiat, au fond, s’ébaudir dans le mal, est la seule convenance possible chez moi…
je suis dans ma superficie, ouvragé par l’alcool et la nuit, je suis comme les néfliers, une hot line de l’épine, du hors-jeu.
toi aussi tu n’as pas de cœur entre les cuisses
et tu aimes cette fatigue poisseuse après une nuit noyée dans l’alcool et le son trop fort dans une cave insonorisée,
tu aimes cette fatigue et tu aimes les pensées fatiguées, poisseuses, me concernant
tu me proposeras de déchirer
encore le collant sur le mollet
ouïr midi sans minutie
putain de bordel de merde
il voudra savoir,
pour la taille
pour l’icône
le jeu équilibré des quatre humeurs du corps :
1) les bleus
2) la trace de dents
3) la tache humide
4) l’odeur sur le serveur
l’uccelli sur le gluau
ce grès flammé,
outré par les nymphos
il te demandera de renvoyer tous les nouveaux courriers
à leur expéditeur
cette trotte trophique
où le poète
comme un cerf vient trisser ses troches
treuillé dans les enfeus
d’un vagin prédigéré
saligaud,
il s’est couvert le temps
de la France sans calmants
je ne suis pas l’homme aux colts d’or
et
je préfère au livret A sain et sot
mon cul seins et sale
mon cul sali go
à la merci des glory holes
et l’alcool d’un mal à bars
elle
pose rapidement
le côté droit
de
sa tête
sur la table
elle a ses règles
je commence
à la branler sans la bite
juste
avec
le doigt
je ne bande
pas assez
j’aurais bientôt
ce qu’il faut pour
écouter
les «Fiend»
«I walk the line»
between good & evil
vient de jouer
le party traîne de la patte
et tout le monde est
à peu près mort
C. sort des toilettes avec un gars
un autre
le dixième de la soirée
j’y mettrais ma main au feu
elle me sourit et vient s’asseoir
à côté de moi
son mascara coule et
elle a une haleine de cul
- on me dit que tu écris ?
- un peu
- tu as publié ?
- non pas encore, mais ça viendra
je lui offre la moitié de ma dernière bière
elle me pique mes cigarettes et les écrase
sur mon bras
- c’est pas bon pour toi
«now I’m feeling zombiefied»
le soleil se pointe et il est laid
C. me montre un sein et dit que
je peux le toucher
je le touche
il est chaud et mou et le bout mauve
elle dit qu’elle va être malade
se lève
vomit dans le bol à chips
entre les bières vides
sur la table
un bon litre de dèche et d’alcool
le contenu de vingt couilles
sur les Doritos
C. rit et s’essuie
un premier rayon traverse le rideau
on voit la fumée grise en suspension
la dèche blanche qui brille
étincelante
dans le bol
et c’est beau
je pourrais vous débrailler le pissat de la plaie, l’écriture sans calmants du « cochon déjà cuit », vous débrailler qu’il faut qui sait, laisser les saignements importants de la défonce à plein temps rewriter mon crassier, ma douleur, ma grosseur, ma grossesse.
Je pourrais vous débrailler qu’il y a dans mon frigo, une bouteille qui sent l’alcool et le besoin d’oublier, vous débrailler l’amour avec elle hier soir, l’amour de marque à courte durée de vie.
Je pourrais vous débrailler que le brouillard s’allongeait dans la crasse du boulevard, dans la couleur pourrie d’un quartier dégueulasse, qu’un suppositoire glissait dans l’abandon, derrière un pet qui soufflait sa mauvaise haleine sur une histoire d’amour qui voulait rien dire.
Je pourrais vous débrailler que je ne sais peut-être pas enculer sans aimer, mais faut-il être sincère à ce point dans le cul d’un tapin ?