


Peintures : Franyo Aatoth – http://www.aatoth.com/ – Peintures publiées sur « l’écriture sans calmants… Poésie Body Bags ® » avec l’autorisation de Franyo Aatoth – © Franyo Aatoth
Scié en tranches de 3,5 millimètres, mais je le suis déjà,
je l’ai toujours été, sans calmants, gelé, au fond de mon dimanche au fond du bar où le sang démissionnaire se vomit, contre le midi, le camembert de Normandie et la gendarmerie.
Scié en tranches de 3,5 millimètres, mais je le suis déjà,
je l’ai toujours été, sans calmants, gelé, les couilles ébourgeonnées,
l’encre, les mots, le sang, détritivores, sous-bois sous-cortical sous-équipé.
Scié en tranches de 3,5 millimètres, scié, mais je le suis déjà,
et c’est drossé vers l’ébarboir, que le sang commence à décaniller, que je m’éloigne de l’été, de vos « Lèvres Repulpées »*, votre « Teint Sublimé »*, votre « Corps Magnifié »*, votre « CORPS SCINTILLANT EFFET 3D »*, votre corps maître de son véhicule.
Vos « MOTS CROISÉS »* sont « SUR LE GRIL »*, mes poignets sont sciés en tranches de 3,5 millimètres, en France en calmants, des médecins scient la CMU, on meurt en garde à vue, en France en calmants depuis ce Bercy travesti, les commissariats, les prisons, cadeautent la mort, alors que votre corps maître de son véhicule, s’enfarge dans votre teint sublimé et qu’il faudrait scier en tranches de 3,5 millimètres ces médecins qui scient la CMU, ces flics qui tuent en garde à vue.
Ces commissariats, ces prisons où l’on meurt, il faut leur mort pour abrier mon sang.
« À la brunante »,
mon suicide aura gagné les fardoches,
mes comprimés de bisoprolol n’auront qu’à poucer et rejoindre un autre cœur, le mien longtemps bourrassé, est à présent le frolic de mes poignets « coupés croche », la diffa de ces morts en prison.
Scié en tranches de 3,5 millimètres, scié, mais je le suis déjà, je l’ai toujours été, sans calmants, gelé, spitant sous la drache, embardouflé de « Cardensiel », alors que votre corps « à la chotte », maître de son véhicule, s’enfarge dans votre teint sublimé.
France en calmants, « [...] mais quand serai-je heureux
Devant l’éclair qui vous dépite ? »*
Pascal Uccelli
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[*] : Sources : « ELLE – nº 3315 semaine du 10 au 16 juillet 2009 » – René Char – « En trente-trois morceaux et autres poèmes suivi de Sous ma casquette amarante – © Éditions Gallimard, 1983 et 1995. »
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